Interview – ChocoLeBear : Youtubeur, joueur de foot US et sport addict

Entrevue avec le Youtubeur suisse ChocoLeBear.

Le foot US, un sport encore parfumé à l’odeur du neuf. Cette phrase aurait encore pu sonner juste il y a quelques temps mais aujourd’hui, elle constitue un anachronisme. Le football américain et entré dans les mœurs et a fait son trou en Europe. Et ce n’est pas ChocoLeBear qui dira le contraire. Ce dernier, tout récent youtubeur à l’avenir prometteur, en a fait sa passion il y a de ça quelques années. Il le partage à travers des vidéos qui petit à petit émergent sur la plate-forme et font de plus en plus de vues. Sa vidéo la plus regardé comptabilise 23 420 vues. Le foot US n’est pas le principal sujet de sa chaîne YouTube, humour musculation et conseil en tout genre sont aussi au rendez-vous. J’ai pu posé quelques questions à ce sportif suisse, accro au dépassement de soi.

Tout d’abord explique nous ta passion pour les sports américains, sur tes vidéos tu dis avoir commencé par le hockey et ensuite le foot us.

Mes parents m’ont mis sur des patins de hockey à deux lames lorsque j’avais 2 ans, et j’ai continué ce sport jusqu’à mes 16-17 ans.

Je suis tombé amoureux du foot américain quand je suis partie à Québec à l’âge de 15 ans. Je faisais ma préparation physique pendant l’été à l’université de Laval. Quand j’ai vu les joueurs de football américain, de l’équipe rouge et or, leurs vestiaires, leur salle d’entraînement, leur stade et leur maillot, je me suis dit : « si un jour j’arrête le hockey, je ferai du foot us. »

C’est quoi l’objectif de ta chaine YouTube ? Comment décrirais-tu la chaîne Choco Le Bear ?

J’aime partager ma passion pour le sport, faire rire les gens et donner des conseils sur tout ce qui englobe l’activité physique, le dépassement de soi. Je suis jeune mais je fais du sport depuis si longtemps que j’ai envie de redonner tout ce l’on m’a donné. Je me suis découvert une vraie passion pour enseigner et monter mes vidéos. Depuis que j’ai réalisé ma première vidéo, je ne cesse d’avoir du plaisir et des idées pour présenter des nouveaux contenus.

Ce n’est pas trop dur de faire du contenu foot US ?

Non, en Europe c’est un sport un peu mis à l’écart et mes vidéos permettent de le promouvoir. Je reçois tout le temps des demandes de la part de jeunes adolescents qui veulent comprendre et s’essayer à cette activité. Après je n’ai pas envie de me focaliser uniquement sur le foot US, ce n’est pas le but premier au départ de cette chaîne. J’aime me diversifier dans mes vidéos afin de montrer combien le corps peut être investit dans plusieurs activités à la fois.

Tu allies musculation, foot US, travail professionnel et vidéos, comment arrives-tu à gérer tout ça ?

L’organisation est primordiale, j’ai un planning très chargé. Je prépare mes semaines, durant le week-end, avec des objectifs bien précis. Mais j’ai aussi une vie de famille et des amis, à côté de ça. Si je ne sors pas une vidéo de la semaine, c’est que je suis tout simplement en train de vivre comme tout le monde.

Qu’est ce qui fait que le foot US coince en Europe ?

Depuis que je fais du football américain, c’est-à-dire depuis 2009, je trouve que le football américain s’est, en fait, considérablement développé en Europe. Maintenant, nous ne sommes pas aux États-Unis, mais comme on dit : « Rome ne sait pas construite en un jour ». Le fait qu’il n’y ait pas de joueur « star » venant d’Europe qui ait réussi à intégrer le roster final d’une équipe de NFL, limite la médiatisation de ce sport sur le vieux continent. Les jeunes préfèrent s’orienter vers des sports vers lesquels ils sentent qu’ils ont une chance de réussir, en tant que sportif, comme avec le football, le rugby, le hockey, le tennis, etc.

C’est quoi tes prochains projets sur YouTube ?

J’attends que mon médecin me donne enfin son feu vert, pour que je puisse reprendre la musculation et faire du foot US à 100%. J’envisage de refaire plein de vidéos VERSUS avec des athlètes connus de la région. J’ai aussi envie de faire un peu de gaming sur Madden, de réaliser des défis sportifs et tourner des vidéos de musculation ou de foot us avec la Team Bear ou avec mon ami Housseim.

Dans le sport, quel est ta motivation principale ?

Quand j’étais gardien de hockey, j’aurais répondu : « devenir un joueur pro », mais aujourd’hui, je te répondrai : « c’est juste le dépassement de soi et observer toute l’énergie que je suis capable de fournir pour réussir mes objectifs. »

Quels sont tes sportifs préférés du moment et ceux qui t’ont inspiré par le passé ?

Je me focalise, en général, sur des sportifs qui ont le même poste que moi dans une équipe de foot US. Donc, mes deux sportifs préférés, du moment, sont Ezekiel Eliott et Devonta Freeman. Quand je faisais du hockey, mes idoles étaient Patrick Roy, David Aebischer et Ray Emery.

Lorsque j’ai commencé le football américain, je regardais beaucoup de vidéos de Jérôme Bettis « the bus ».

devonta freeman

Explique nous ton surnom ChocoLeBear.

Le nom ChocoLeBear est une longue histoire (rires). Pour faire simple, mes amis du foot US, avec qui je passe la plus grande partie de mon temps, s’appellent : PapaBear, PortoLeBear, WinnyBear, TurcoBear, NanoBear, TeenBear. Ils avaient déjà inventé le concept de mettre le mot bear devant leur surnom. Quand j’ai ouvert ma chaîne, je voulais un logo qui impose, un pseudo qui allait avec et aussi faire un clin d’œil à mes amis. J’ai donc eu l’idée de mettre le mot « BEAR » devant mon surnom « CHOCO » et cela donné ChocoLeBear.

J’ai vu que tu étais ami avec le français Anthony Dablé. Un parcours comme le sien ça t’inspire quoi ?

J’admire Anthony Dablé. C’est un combattant, un warrior. Il croit en ses rêves et tous les jeunes qui font du football américain devrait s’inspirer de lui. Si Anthony parvient à rentrer dans le roster final des Falcons, il sera pour moi une sorte de porte-drapeau du continent européen pour le foot américain. Cela aidera à démocratiser le foot us en Europe et à montrer aux gens qui s’il l’a fait d’autres peuvent autant.

C’est quoi ta définition de « l’esprit sportif » ?

L’esprit sportif, c’est posséder la certitude que le sport n’est pas une option dans sa vie. C’est aussi important que de respirer, de boire ou de manger. Celui qui possède un esprit sportif, fera des sacrifices et n’abandonnera jamais malgré les échecs. Au contraire, il en devient plus fort. Il est prêt à donner 200 % de soi ou tout simplement à être un bear.

Je reprendrai la phrase que Stanislas Wawrinka s’est tatoué sur l’avant bras gauche. «Ever tried. Ever failed. No matter. Try again. Fail again. Fail better.» Il s’agit d’une citation tirée du roman «Worstward Ho» («Cap au pire») écrite par Samuel Beckett en 1983, que l’on pourrait traduire ainsi : «Déjà essayé. Déjà échoué. Peu importe. Essaie encore. Echoue encore. Mais échoue un peu moins.»

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Alexandre D. – lespritsportif.com

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