Toutes les fois où des Français ont failli gagner Roland-Garros

Quels sont les Français ayant été proche de soulever la Coupe des Mousquetaires ?

Les beaux jours sont là, le plus prestigieux des tournois de tennis français aussi. Roland-Garros, le nom d’un aviateur français pour un tournoi mythique. Une terre battue connue mondialement pour un trophée tant convoité par l’ensemble de la planète tennis. Si les Internationaux de France sont donc bien le Grand Chelem de l’Hexagone, le parcours des tricolores a presque toujours été infructueux. Depuis l’ère Open (c’est-à-dire le début de l’ère moderne du tennis, en 1968), un seul Français a pu soulever le Graal en la personne de Yannick Noah. L’actuel capitaine des deux équipes (masculine et féminine) de France de Coupe Davis reste, depuis 1983 date de son sacre, l’unique bleu à avoir conquis Roland-Garros. A de nombreuses tentatives ils ont échoué, de si peu parfois, dans leur objectif d’imiter Noah. Qui sont les Français qui ont touché du bout des doigts ce trophée si particulier à leurs yeux ? Voici les quatre Français qui ne sont pas passé loin de remporter Roland-Garros.

Patrick Proisy

Vainqueur de Roland-Garros Junior en 1967, Patrick Proisy n’est pas le plus connu des tennismen français et pourtant. S’il fut connu plus récemment pour avoir présidé le club de football du Racing Club de Strasbourg, Patrick Proisy était avant tout un excellent joueur de tennis. Il remporte, en 1972, son premier tournoi sur le circuit ATP, à Perth en Australie, avant de réaliser la même année, la plus grande performance de sa carrière. Un parcours marécageux et au combien compliqué pour le natif d’Evreux, tête de série numéro 9 à Roland-Garros 1972. Il bat en huitièmes de finale Ian Fletcher, avant d’éliminer en quart de finale et en cinq manches, Jan Kodes, tête de série numéro une et double tenant du titre. En demi-finale, il balaye en trois sets Manuel Orantes, tête de série numéro quatre, pour atteindre la seule finale de Grand Chelem de sa carrière. Il avait fait frissonné tout Paris en remportant la première manche avant que son adversaire, l’espagnol Andres Gimeno ne lui laisse plus aucune chance et gagne l’ensemble des sets suivants.

Henri Leconte

Henri Leconte reste encore aujourd’hui l’un des plus beaux palmarès du tennis français. Il possède au total neuf titres sur le circuit ATP en simple et dix en double dont un en Grand Chelem à Roland-Garros 1984, aux côtés d’un certain Yannick Noah. Sacré à Roland-Garros Junior en 1980 à seulement 17 ans, le nordiste gravit les échelons jusqu’à se hisser six ans plus tard, à la fin de l’année 1986, à la cinquième place mondiale, le meilleur classement de sa carrière.

Il débarque à Roland-Garros 1988 avec un titre empoché sur terre battue, le tournoi de Nice et fait office de tête de série numéro 11. Deux premiers tours périlleux avec des victoires acquises en cinq sets face à deux adversaires classés au-delà de la centième place mondiale. Un immense combat l’attend en huitième de finale face à l’Allemand Boris Becker, tête de série numéro 5. Le public français le porte pour une victoire en cinq sets 6-7, 6-3, 6-1, 5-7, 6-4. Par la suite, Leconte se défait sans problème du soviétique Andrei Chesnokov (14e mondial) en quart de finale puis, en demi-finale, du suédois Jonas Svensson, vainqueur du numéro un mondial Ivan Lendl. Un autre suédois ne va lui donner aucune chance en finale, Mats Wilander. Ce dernier, vainqueur d’Andre Agassi au tour précédent, fut finaliste malheureux en 1987 contre Ivan Lendl mais cette fois-ci, les Internationaux de France de tennis sont bien pour lui. Une manche, le français Henri Leconte aura lutté et tenu une seule manche face au troisième mondial qui s’impose 7-5, 6-2, 6-1. Wilander remportera en 1988 trois Grands Chelems, à l’exception de Wimbledon. Si son discours de fin de match ne fut pas très apprécié, en répondant à quelques remarques de spectateurs, Henri Leconte reste, depuis toujours, l’un des rares français à avoir raté de peu, un sacre sur le court Philippe Chatrier.

Georges Goven, Gaël Monfils et Jo-Wilfried Tsonga

Georges Goven n’a, à coup sûr, pas marqué de son empreinte l’histoire du tennis. Il atteint son meilleur classement en 1976 avec la 56e place mondiale. Six ans auparavant, à l’âge de 22 ans, le jeune tennisman réalise la plus belle performance de sa carrière en parvenant à se hisser en demi-finale de Roland-Garros. Très loin d’être favori, il bataille cinq manches face au tchécoslovaque Jan Kodes, tête de série numéro 7 et futur vainqueur du tournoi. Une défaite amer, 2-6, 6-2, 5-7, 6-2, 6-2, l’inverse aurait pu lui ouvrir les portes d’une finale.

Roland-Garros 2008 en aura fait rêver plus d’un. Gaël Monfils, souvent comparé à Yannick Noah, tout comme son compatriote Jo-Wilfried Tsonga, s’est approché très prêt du rêve de sa carrière : remporter un Grand Chelem à domicile. Alors que le spectaculaire Monfils est 59e mondial, il élimine la tête de série numéro cinq David Ferrer en quatre manches, 6-3, 3-6, 6-3, 6-1. Sur son chemin se dresse la légende et numéro un mondial, Roger Federer. Sur cette demi-finale, la Monf’ est au niveau, parfois même exceptionnel. Malgré un beau combat et une dernière manche accroché, le jeune français s’incline 6-2, 5-7, 6-3, 7-5 et envoie Federer disputer sa troisième finale d’affilé face au maître des lieux, Rafael Nadal.

Roger+Federer+Gael+Monfils+French+Open+Men+RuGFlyd-vjKl

Deuxième Français à avoir récemment étiré son parcours dans le tournoi parisien, Jo-Wilfried Tsonga. En 2013, il avait déjà atteint les demi-finale en battant en quart de finale Roger Federer (7-5, 6-3, 6-3). Il s’était cependant fait sèchement battu en trois manches par David Ferrer. Il réitère en 2015, alors tête de série numéro 14. En huitième, il élimine Tomas Berdych, alors 4e mondial. En quart de finale, il s’impose face à Kei Nishikori, 5e mondial, en cinq manches et 3h45 de jeu. Malheureusement pour notre Jo, la tête de série numéro 8, Stanislas Wawrinka, tombeur de Federer et surprise de ces Internationaux de France 2015, le terrasse en quatre manches dont deux tie-break, 3-6, 7-6, 6-7, 4-6. L’espoir avait duré puisque Tsonga avait égalisé à un set partout mais Stan Wawrinka était imbattable à ce Roland-Garros.

On aurait pu aussi citer François Jauffret, Cédric Pioline ou encore Sébastien Grosjean, tous demi-finalistes du Grand Chelem organisé dans la capitale. Malgré des parcours courageux, aucun tricolore n’ait parvenu à égaler Yannick Noah, vainqueur en 1983 et qui reste à ce jour, un exploit isolé et unique, synonyme d’une seule victoire française dans son propre Grand Chelem.

Alexandre D. – lespritsportif.com

Photo : Le Monde, zimbio.com

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