Interview : Rénald Garrido, champion de France de boxe

Rencontre avec le champion de France de boxe des super-légers.

La boxe a de plus en plus sa place en France, les Jeux Olympiques ont prouvé que l’engouement était de taille lorsqu’un français atteignait les sommets de cette discipline. Aux quatre coins de l’hexagone combattent des boxeurs qui souhaitent parvenir au haut niveau de ce sport, aussi appelé « le noble art ». Rénald Garrido a 33 ans et progresse encore et toujours pour réaliser ses rêves, devenir un grand, qui aura laissé une trace aux prochains motivés pour monter sur le ring.

Tout récent champion de France des super-légers, le Marseillais ne compte pas s’arrêter là même s’il a encore du mal à se faire à l’idée qu’il ait obtenu la ceinture nationale. J’ai pu l’interroger sur plusieurs thèmes et voir comment il se sentait avant ses prochaines échéances. Rencontre avec « Lion’s heart ».

Est-ce que tu as suivi les JO ? Qu’est-ce que tu en as pensé ?

J’ai suivi les combats de nos Français qui m’ont rendu très fier de part leurs prestations sportives et l’image qu’ils ont donné du noble art.

L’engouement qu’il y a eu pour la Team Solide (surnom donné à l’Équipe de France de boxe à Rio), ça a apporté pas mal de visibilité à la boxe avec notamment une augmentation du nombre de licenciés à la rentrée. Tu penses que tout ça va durer ?

Personnellement à Marseille, ou du moins dans mon secteur, je n’est pas vue d’augmentation de licencié mais c’est vrai que d’un coup j’ai croisé des gens qui me parlaient de boxe alors qu’avant elle était pour eux « morte ». C’est vrai que quand même, on a tous gagné dans cette histoire mais la réussite de l’équipe olympique est cohérente avec le renouveau des boxeurs professionnels qui déjà bien implantés au niveau Européen, commencent à entrer dans les classements mondiaux dans divers catégories. Et les télévisions, Canal et L’Équipe principalement étaient déjà de retour via les multiples promoteurs dont le miens, Malamine Koné, qui apporte à ce renouveau avec des plateaux dignes des plus grandes soirée anglaises.

Parlons de toi maintenant, tu as connu le monde amateur et professionnel, quelle différence majeure tu notes entre les deux ?

Sportivement les différences que l’on connaît et qui me vont bien sont des gants plus petits et des temps bien plus longs qui changent tout. Après le monde professionnel est différent en terme de prestige et d’encadrement.

Ça fait maintenant quelques mois que tu es champion de France des poids super-légers. Qu’est-ce que tu ressens ?

J’ai du mal encore à me sentir champion de France même si je réalise lorsque je vois la fierté des gens qui me soutiennent mais je me considérerai sûrement champion lorsque j’aurais confirmé lors de mes prochaines échéances.

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Justement, parle nous de ces prochaines échéances.

J’affronte le challenger officiel Yazid Amghar, invaincu chez les professionnels avec 15 victoires, il vient de la boxe française où il a été champion du monde, c’est justement ce type de combat où je serai champion sans l’être mais qui me permettra de confirmer. Ce combat est prévu le jeudi 10 novembre 2016 à la Halle George Carpentier (Paris, 13e). Aux portes de l’Europe, une victoire m’ouvrirais de grandes portes.

Quel est ton objectif ultime ?

Transmettre une envie, une idée, un rêve, un esprit, laisser quelque chose de mon passage a travers les générations.

Ça vient d’où « Lion’s heart » ?

Le lion, on m’a baptisé ainsi à mes débuts par mon style de boxe mais depuis on a évolué « Cœur de lion » en « Lion’s heart » pour ne pas me confondre avec un fromage (rires). Karim Amar l’un de mes coachs dit que c’est parce que j’ai un gros cœur.

Ta carrière tu la vois comment aujourd’hui ?

Aujourd’hui j’ai un promoteur Malamine Koné, des sponsors EMTS et BOXWIN, ainsi que d’autres nouveaux venus en cours. Tout ça me permet d’avoir des moyens et d’être encore plus ambitieux pour dans un premier temps, conserver la ceinture national un maximum de temps, et disputer prochainement un titre de l’Union Européenne, un titre EBU et pourquoi pas affronter un top mondial ou rêver d’un championnat du monde.

Ton boxeur préféré actuel et celui de tous les temps ?

Je n’ai pas réellement de boxeur préféré même si j’ai un coup de cœur pour Michel Soro. En boxeur de tous les temps une petite tendance pour Mohamed Ali.

Pour finir, une semaine type d’entraînements c’est quoi pour toi ?

En fait, tous les jours sont quasiment les mêmes. Je m’entraîne deux à trois fois par jour, 7 jours sur 7 avec par semaine : deux à trois sparrings, trois séances de pistes, trois séances de circuits trainings, six footings et deux entraînements sur quatre de boxe traditionnelle axés sur différents thèmes. Avec en parallèle, des séances de récupération au sauna/hammam et beaucoup d’amour de ma famille.

Merci Rénald et bonne continuation.

Alexandre D.

Photos : Page Facebook de Rénald Garrido

Son site : renald-garrido.com

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