Interview : Cheick Koné, champion de MMA

Rencontre avec le combattant MMA français, Cheick Koné.

Sport de combat complet où il faut être polyvalent, le MMA (arts martiaux mixtes) est de plus en plus populaire à travers le monde, notamment grâce à sa médiatisation aux États-Unis. Outre-Atlantique, le MMA est un sport roi où chaque combat est attendu avec impatiente. En Europe, les pratiquants doivent travailler dur pour réaliser leur rêve : devenir un combattant UFC.

Cheick Koné, tout récent vainqueur du Strength & Honor Championship (tournoi professionnel numéro un en Europe), a accepté de répondre à mes questions. Lui qui vient de changer de club et de staff, se donne à fond pour être capable de combattre avec les meilleurs mondiaux. Le meilleur français des moins de 84 kilos nous parle de ses débuts mais aussi de la gestion de sa préparation et le fait d’allier vie sportive et vie professionnelle. Rencontre avec Animal Koné.

Raconte nous un peu ton parcours, comment en es-tu venu au MMA ?

Je suis venu au MMA vraiment par hasard. Plus jeune, j’étais très bagarreur, une vraie tête brûlée, je suis issue d’une grande famille, et j’étais toujours là à régler les problèmes des uns et des autres de façon un peu radicale… Alors arrivé à un certain âge, je me suis dis qu’il fallait peut être en faire quelque chose de plus positif, me canaliser. J’ai donc poussé la porte du CAMP 10, à Paris, dans le 10ème et j’ai pris des cours de boxe thaï et de MMA. J’ai beaucoup appris auprès du coach Denis et j’ai surtout pris goût à l’entraînement, aux combats plus encadrés… (rires)

On voit beaucoup de sportifs, de rappeurs ou encore d’humoristes originaires de Sevran. Est-ce que tu penses qu’il y a une mentalité particulière qui fait que vous avez envie de réussir ?

Ce qui est sûr, c’est qu’on veut tous s’en sortir. Alors on se soutient : quand il y en a un qui combat, on est dans les gradins, quand un autre fait son concert, on est les premiers devant la scène. A Sevran, on se connaît tous, on se retrouve, on mange ensemble, on se motive les uns les autres pour avancer.

Est-ce que tu as un combat de prévu qui arrive bientôt ?

Pour le moment, rien de prévu tout simplement parce que je viens de changer de club et d’équipe de management, il faut un peu de temps pour que les choses se mettent en place, pour étudier les nouvelles propositions. Mais d’ici octobre, de belles choses vont être annoncées.

L’UFC aux États-Unis te fait envie ?

Quel combattant professionnel n’a pas envie d’y aller ? Bien sûr, et j’y travaille dur. C’est quand même l’aboutissement d’années de travail. J’ai envie de réussir, changer ma vie, quitter les tours de Sevran, et l’UFC c’est ma porte de sortie.

Comment se passe une préparation à un combat ?

La préparation d’un combat, c’est la partie la plus compliquée pour moi, surtout à cause de la diète. Hors compétition, je suis souvent à 92 kilos alors que je combats en moins de 84 kilos. J’aime manger, c’est pas toujours simple de devoir se priver (rires). Sinon, je m’entraîne deux fois par jour, trois quand mon travail me le permet , je fais beaucoup de cardio, de sparring, et essentiellement de la révision technique.

Comment tu gères vie sportive et vie professionnelle ?

Je gère du mieux que je peux, mais on va pas se mentir, c’est dur. J’ai toujours mon sac de sport avec moi, au cas où. Dès que je finis le travail, j’enchaîne directement avec les entraînements, je rentre, je mange, je repars au charbon. La famille, ma femme, mes enfants, ils font tous d’énormes sacrifices pour que je puisse progresser, et moi je dois taffer trois fois plus pour pouvoir m’occuper d’eux correctement, et de ma carrière en parallèle.

Ça te fait quoi d’être considéré comme l’un des meilleurs combattants MMA européens ?

Franchement, ça me fait plaisir, ça me donne envie de faire toujours mieux. Ça me booste dans mes préparations, mes combats et résultats. Je veux garder ce statut, c’est vraiment gratifiant, alors je donne le meilleur de moi même, c’est une énorme source de motivation.

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Tes objectifs pour la fin d’année et l’an prochain ?

Deux combats avant décembre et l’UFC pour 2017. Que mes rêves se transforment en réalité. Je souhaite d’ailleurs remercier mes sponsors Kevlaar Diet, Pride Or Die, Odelis et Nutrition Corner Paris pour leur soutien ; la Atch Academy, Coach Hakim d’Urban Team, le CLS et le MMA Factory pour faire de moi le combattant que je suis.

Merci beaucoup Cheick et bonne chance pour la suite !

Photos : Facebook de Cheick Koné

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