« La Couleur de la victoire », Jesse Owens aux JO de Berlin

Un excellent film qui allie sport, histoire et société, s’apprête à sortir. Voici un petit avant-goût.

1936, trois ans qu’Adolf Hitler est au pouvoir de l’Allemagne nazie qui compte bien profiter des Jeux Olympiques dont elle est hôte (à Berlin), pour réaliser une propagande de masse. Un homme va devenir une légende et un héros du XXe siècle, Jesse Owens.

La Couleur de la victoire, film de Stephen Hopkins, retrace l’olympiade de Jesse Owens qui, sous les yeux du chancelier allemand et de son acolyte Goebbels, remporte quatre médaille d’or.

20 juin 1936, l’américain Jesse Owens bat le record du monde du 100m en 10,2 secondes. Il se présente comme un sérieux prétendant à plusieurs titres olympiques, même si ce n’est pas au goût de tous. Le film met l’accent sur le régime nazie mais aussi sur la ségrégation raciale aux États-Unis. Ici n’est pas seulement critiqué l’Allemagne nazie, les États-Unis en prennent aussi pour leur grade. Owens avait eu de nombreuses difficultés avec les autorités olympiques afin d’obtenir son billet pour les Jeux Olympiques, les américains n’étant pas encore sûr de participer aux JO berlinois. C’est autour de ça que le film prend son envol. A l’arrivée c’est bien quatre titres de champion olympique sur 100m (mythique), 200m, relais 4X100m et saut en longueur pour celui qui sera pendant longtemps un symbole pour tous les afro-américains. Le film est nommé 10 secondes de liberté au Québec, les deux titres sont très bien choisis et prouvent bien la direction que veut prendre le long-métrage.

Un film que je vous conseille vivement, une très belle aventure humaine. Le sport a souvent pu faire passer des messages et aider à mettre la lumière sur ceux que la société pouvait discriminer. Le célèbre exemple de John Carlos et Tommie Smith avec le salut des Black Panthers aux JO de Mexico en 1968 sur le podium du 200m avait lui aussi mit en relief les problèmes de ségrégation aux États-Unis. Dans le sport, tout le monde part sur la même ligne de départ et peu importe les différences, le meilleur gagne. Poignant et très bien réalisé, La Couleur de la victoire a, grâce au sport, un impact supplémentaire pour venir toucher le public qui sera sans doute sous le charme de la belle morale que le film souhaite faire passer. Si je ne vous ai toujours pas convaincu, je vous laisse regarder la bande annonce (en fin d’article). Le film sort en salle le 27 juillet.

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Réalisateur :

Stephen Hopkins – 58 ans – Australien. Connu pour avoir réalisé des épisodes de 24h chrono et Californication. Il est aussi celui qui a tourné Predator 2 (1990), Suspicion (2000) et plus récemment Les Châtiments (2007).

Acteurs :

  • Stephan James : Jesse Owens
  • Jason Sudeikis : Larry Snyder
  • Jeremy Irons : Avery Brundage
  • Barnaby Metschurat : Joseph Goebbels
  • William Hurt : Jeremiah Mahoney
  • Carice van Houten : Leni Riefenstahl
  • Amanda Crew : Peggy
  • Giacomo Gianniotti : Sam Stoller
  • Jonathan Aris : Arthur Lill
  • David Kross : Luz Long

Alexandre D.

Photo : globe-runners.fr

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