Cette étincelle

Quand la détermination est plus forte que tout et qu’une anonyme se hisse au niveau des plus grandes. On appelle ça, la magie du sport. Cette étincelle qui fait que l’exploit est possible. Se dépasser, vaincre ses peurs et franchir les obstacles de la dureté du sport de haut niveau. L’Open d’Australie nous offre ces émotions qui nous font aimer le sport. Shuai Zhang, tenniswoman de 27 ans et 133e joueuse mondiale au classement WTA, est désormais en huitième de finale du Grand Chelem australien. On est à Melbourne en ce mois de janvier et la seconde joueuse mondiale, Simona Halep, a, à première vue, un premier tour tout ce qu’il y a de plus abordable face à une joueuse qui comptabilise 14 défaites lors de l’ensemble de ses premiers tours aux différents tournois du Grand Chelem. Pour avoir vu le match, je peux vous assurer que ce n’était pas la finaliste de Roland Garros 2014 qui ne jouait pas à son niveau, mais bien la chinoise Zhang qui faisait tout pour se donner cette chance de créer l’exploit. Zhang jamais déstabilisée mentalement montre des capacités digne d’une joueuse qui a sa place parmi les meilleures. Il faut préciser qu’elle est issue des qualifications, les terminant par une victoire contre la française Virginie Razzano (209e mondiale) avec notamment un marathon lors du troisième set remporté 8 jeux à 6. Que dire d’un tel niveau de tennis, avec très peu de faute et de longs échanges qui se finissent parfois par des coups venus d’ailleurs. En 1h16, la chinoise de 27 ans l’emporte 6-4, 6-3 et fond en larmes au moment de l’interview de fin match sur la Margaret Court Arena, ce qui lui vaut une ovation des 6000 personnes présentes. Une libération pour la chinoise, cette série de 14 défaites à chaque début de Grand Chelem est enfin brisée par la joueuse anciennement 30e mondiale. J’ai pu lire un peu partout qu’elle se donnait comme dernière chance cet Open d’Australie. En passant de 30e à 189e mondiale, la natif de Tianjin avait envisagé de tout plaquer car démotivée par son manque de performance et de résultat sur le circuit. Et comme si soudain quelque chose l’avait poussé à lui prouver qu’elle était faite pour réussir. En effet, généralement un exploit de la sorte s’en suit souvent d’une difficulté à confirmer, preuve à l’appuie, toutes les défaites des vainqueurs de Rafael Nadal au match suivant leur confrontation avec le nonuple vainqueurs des Internationaux de France. Shuai Zhang a quelque chose en plus, toutes ses désillusions la rende plus forte et le jour de ses 27 ans, le 21 janvier, elle continue sa belle histoire en battant 6-3, 6-3, Alizé Cornet. Toujours aussi précise et concentrée, Zhang n’a toujours pas perdu un set à l’approche de son huitième de finale puisqu’au troisième tour elle fut expéditive face à Varvara Lepchenko (51e), 1h05 de jeu et deux petits sets 6-1, 6-3. Nous sommes désormais à quelques heures de son nouveau combat (son match se joue dans la nuit, le 25 janvier), cette fois si face à Madison Keys, tête de série numéro 15. Quatrième chinoise à atteindre ce stade de la compétition à Melbourne, tout semble lui réussir et même en cas de défaite, le tennis connaît désormais un nouveau visage, celui de la chinoise Shuai Zhang.

Alexandre D.

Photo : ©zimbio.com

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